17 juin 1940

17 juin 1940


We are searching data for your request:

Forums and discussions:
Manuals and reference books:
Data from registers:
Wait the end of the search in all databases.
Upon completion, a link will appear to access the found materials.

17 juin 1940

Juin

1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930

Front occidental

Pétain demande aux Allemands des termes d'armistice

Front de l'Est

Les troupes soviétiques commencent l'occupation des États baltes



1930 : À la suite du krach boursier de 1929, le président Herbert Hoover signe le projet de loi Smoot-Hawley Tariff qui augmente les droits sur les importations afin de préserver le marché intérieur des produits fabriqués aux États-Unis, ce qui rend difficile, voire presque impossible, pour d'autres pays d'exporter des produits vers le ETATS-UNIS . En représailles, un grand nombre de pays étrangers ont riposté en adoptant leurs propres tarifs douaniers élevés, ainsi que des quotas sur les importations. De nombreux économistes de l'époque et aujourd'hui pensent que cela a rendu les problèmes de l'Amérique encore pires qu'ils ne l'étaient déjà. En savoir plus sur le tarif Smoot-Hawley

1934 : Douze personnes meurent et cinquante autres sont blessées lors de l'attaque d'un défilé. 30 000 membres de la société ABC ont défilé dans les rues de La Havane et alors qu'ils atteignaient le boulevard du Prado, les guérilleros radicaux ont attaqué. Les guérilleros ont soigneusement planifié leur attaque et ont ouvert le feu sur les défilés. Les marcheurs de l'ABC ont riposté, mais des pertes ont quand même été infligées.


Rennes, Bretagne, France, lundi 17 juin 1940. Attaque de trains de la Luftwaffe.

Cette série de contributions en trois chapitres est dédiée à la mémoire des plus de 800 Britanniques et Français, militaires et civils, morts à la suite d'un attentat à la bombe de la Luftwaffe sur le complexe ferroviaire de Rennes en Bretagne, en France, le lundi 17 juin 1940.
Il est particulièrement dédié à la mémoire du sergent George Fitzpatrick (1866342) des Royal Engineers décédé à l'âge de trente ans avec plus de 170 militaires britanniques dans le même attentat à la bombe. Le sergent George était mon grand-oncle mais il est mort bien avant ma naissance.
Les contributions sont basées sur des articles commémoratifs de journaux locaux, traduits du français, publiés à l'occasion du 20e anniversaire, en 1960, de l'attentat.
Les victimes britanniques reposent dans la section CWGC du cimetière communal de l'Est de Rennes. Les dossiers de la CWGC font état de 108 victimes identifiées et enterrées, tuées dans l'attentat à la bombe ou mortes peu de temps après.
Les régiments mentionnés dans ces registres comprennent les Royal Engineers, Pioneer Corps, Durham Light Infantry, Service Corps, Ordnance Corps, RAF, York and Lancs, Queen's Own Royal West Kent, South Staffs, North Staffs, Manchester, Royal Northumberland Fusiliers et Royal Artillery mais la majorité des victimes semblent être des Royal Engineers de diverses unités.
Il y a un certain nombre de références dans les articles de journaux à une majorité de troupes indiennes parmi les morts britanniques. Cependant, il n'y a aucune mention d'eux dans les dossiers de la CWGC. On ne sait pas s'il s'agit d'une erreur ou s'ils ont peut-être été incinérés conformément à la religion et à la culture hindoues ? Si la réponse est oui, alors le décompte des morts doit être substantiellement revu à la hausse.

REMERCIEMENTS ET RÉFÉRENCES.
Le texte de ces contributions a été traduit du français, tel qu'il est paru dans un numéro spécial commémoratif, vingt ans après, du journal local de Bretagne, Ouest France, publié à Rennes le 17 juin 1960. Les articles publiés ce jour-là ont été diversement rédigés par Jacques Bree et Pierre Cressard avec des photographies des séquelles de Georges Bourgess. Ces articles s'appuient sur des sources de M. le professeur Marquis, de M. François Château, ancien maire de Rennes, du colonel Dubois, ancien chef des pompiers, du capitaine Labastard, de l'abbé Christian Huet et de Mme. Ladam qui a écrit un journal de l'occupation allemande de Rennes. Les mémoires du général de Gaulle sont également évoquées dans ces articles de journaux.

CHAPITRE 1 : Rennes 17 juin 1940.

CHAPITRE 2 : Rennes 17 juin 1940, vingt ans après.

CHAPITRE 3 : Rennes 18 juin 1940.

David Grundy.
30 janvier 2005.

Chapitre 1 RENNES : Le 17 JUIN 1940
Le 17 juin 1940, alors qu'on ne parlait plus de "Réduit Breton" (*1), le premier bombardement allemand à l'ouest fit plus de 800 morts à la gare de Rennes. Cela a semé la terreur parmi la population civile. Deux heures plus tôt, le maréchal Pétain avait diffusé ce message à la radio « Français il faut cesser le combat ». Les routes de Bretagne étaient alors ouvertes à l'armée du IIIe Reich. Pour le vingtième anniversaire de cette triste journée, Pierre Cressard relate les événements catastrophiques de la journée dans l'article suivant.

La bataille se poursuit sur le front d'invasion et particulièrement le long du cours de la Loire. Les combats sont acharnés dans tout Orléans et dans la région de la Charité-sur-Loire, où l'ennemi qui a réussi à franchir la Loire est contenu derrière le canal latéral.
Le Corps expéditionnaire britannique ainsi que l'armée française résistaient farouchement aux envahisseurs allemands de l'ouest de la Basse Loire à l'est de Chartres, dans la région de Laigle, La Ferté Vidame et Châteaudun et menaient de nombreuses contre-attaques.
C'est la détérioration de la situation qui a été résumée dans le communiqué officiel nr. 575 du soir du 17 juin 1940. Ce fut l'ultime communiqué pour atteindre notre région sous le contrôle de la censure militaire française.
Mais de ce massacre du 17 juin de militaires et de civils, s'ajoutant ainsi à la liste des milliers de tués à partir du 10 mai, rien n'est évoqué.

Cependant, dans l'un des journaux composé d'une seule page et de colonnes blanches censurées sous le titre « Bombardement aérien à l'ouest » avec cinq lignes en italique pour dire que les avions de guerre allemands avaient bombardé une ville sans nom à l'ouest et qu'il y avait eu de nombreuses victimes.
Quelques jours plus tard dans les journaux du sud-est et du sud-ouest paraissaient des photographies de la mairie en feu indiquant que la ville de Rennes avait été complètement détruite. Une exagération qui n'encourageait pas le moral des soldats venus de l'ouest, déjà prisonniers ou qui erraient désormais dans la région de la Loire.
Tout cela ne faisait qu'ajouter au chaos, à la confusion et à la panique qui régnaient déjà partout.

LE COULOIR DE RENNES
C'est sûr qu'il y a eu confusion à la gare de Rennes où à partir du 10 mai des convois de blessés passaient sans arrêt et sans arrêt. On a vu de nombreux trains venant du nord et de l'est comprenant des wagons habituellement utilisés pour le bétail, le transport des réfugiés, les gériatres des Petites Sœurs des Pauvres de Lille et un spectacle étonnant des détenus de l'hôpital psychiatrique du Nord.

LE DANGEREUX CONVOI DE LA MORT
Une situation fâcheuse s'est développée le 17 juin dans le nombre de trains retenus dans ce goulot d'étranglement en attente d'une voie à libérer ou d'une décision à prendre. Un train de munitions faisait partie des trains retenus. Ce train contenait une cargaison mortelle d'explosifs puissants, d'obus d'artillerie et de cartouches.
Il y a eu une grave altercation entre le commandant militaire, qui voulait garder ce train meurtrier à proximité et les autorités ferroviaires de la gare qui craignaient pour sa sécurité et voulaient acheminer ce train à Bruz.
Mais il ne sert à rien aujourd'hui de parler de cette vieille querelle entre ces gens ou de blâmer.
On saura seulement avec certitude, le jour du jugement, si les Allemands entendaient simplement annoncer leur arrivée en Bretagne par quelques bombes à Rennes ou s'ils ont été informés par les cinquièmes chroniqueurs de la présence du train d'explosifs à Saint Hélier et si ils étaient conscients de la dévastation qu'ils allaient créer ce jour-là.

LES OISEAUX DE LA CALAMITÉ
Quoi qu'il en soit le lundi 17 juin peu avant 10h00 sans qu'aucun avertissement ou alarme ne soit sonné (car les services de la DCA avaient quitté la ville la veille) des avions de guerre avec la croix allemande, trois Heinkel ont dit que certains, d'autres en comptaient cinq, ont été vus volant à basse altitude et mitraillé un convoi sur la route de Vitré à Rennes.
Puis, parce qu'il n'y avait pas d'opposition, les avions se sont approchés de la voie ferrée et ont largué un certain nombre de bombes de 500 kg
+Dans un train de réfugiés depuis Paris et Lièges
+Dans un train (artillerie 212 et 203) dans lequel se trouvaient des recrues majoritairement parisiennes, du nord et alsaciennes.
+Dans le train des soldats britanniques, majoritairement indiens(*2), qui quittaient Rennes pour rentrer en Angleterre.
+Dans un train (222 artillerie A.L.C.D.) dans lequel se trouvaient pour la plupart des recrues venues du sud.
On arrête ici ce tragique résumé qui s'explique plus loin.

LA VILLE TREMBLEMENT
En peu de temps, la ville fut secouée par une énorme explosion. Des débris sont tombés du ciel et des fenêtres ont été soufflées tandis que des tuiles volaient des toits. Aux abords de la voie ferrée, les maisons s'effondraient et perdaient leurs toits comme des chapeaux au vent.
Le train de munitions avait explosé et à sa place se trouvait un énorme cratère de 80 m de long, 20 m de large et 5 m de profondeur.
Des wagons entiers avec leurs bogies ont été catapultés jusqu'à 300 mètres.
D'épaisses fumées noires flottaient dans toute la ville comme un voile mortel.
Avec la progression des flammes le long du train de munitions, la fréquence des détonations de munitions augmentait. Cela durera deux longs jours.
La ville de Rennes s'est réveillée affolée pour se retrouver comme une fourmilière à l'envers. Avant la soirée, une grande partie de la population avait fui vers les villages voisins.
Les courageux cheminots et pompiers ainsi que les territoriaux ont tenté de s'approcher de la zone de la catastrophe.

Les blessés ambulants et ceux qui ont dû être transportés ont été envoyés dans des hôpitaux civils, militaires ou autres et à l'hôpital du cancer de Pontchaillou et dans diverses cliniques qui en un rien de temps se remplissent de fond en comble.

De nombreux blessés ont été opérés, mais nombre d'entre eux mourront plus tard dans la journée ou le lendemain.

Les soldats coincés sous les wagons en feu hurlaient de convulsions.

LES PREMIÈRES RÉACTIONS
Le commandant local, qui s'est rendu sur le pont de Saint Hélier, qui surplombe l'emplacement bombardé, a donné l'ordre de ne pas s'approcher en raison du risque persistant d'explosions de munitions.
Mais la bravoure et l'héroïsme des hommes ont ignoré la prudence de cet ordre et un groupe de sauveteurs sous l'initiative d'un capitaine des pompiers a connecté leurs lances d'incendie aux pompiers et s'est attaqué au train en flammes. Le lendemain, les médecins militaires stagiaires de Lyon, qui se trouvaient à la caserne de Margueritte, venaient les rejoindre et ils devaient initier ces stagiaires à la douleur humaine et à la vision du carnage qu'ils allaient rencontrer.

Pendant une semaine entière, sans enlever leurs bottes boueuses, à l'intérieur desquelles leurs pieds fatigués étaient enflés et sans nettoyer leurs blousons de cuir maculés de sang, les hommes ont quitté leurs familles et leurs occupations quotidiennes. Tout en ignorant l'invasion, ils ont sauvé des personnes et récupéré des corps des flammes et, après plusieurs jours, ont finalement éteint ce feu infernal.
Et puis, dans une atmosphère d'une chaleur étouffante sentant les restes humains carbonisés, ils récupèrent les corps et les enterrent dans les prés de Saint Héllier, (aujourd'hui stade des cheminots) à Baud et dans les fosses communes de Bray et Cesson Sévigne.

L'ARMÉE DES MORTS
Trois mois plus tard, le docteur Patay, vice-président des anciens combattants français, obtient l'autorisation d'exhumer tous les corps, les fait mettre dans des cercueils et les transférer au cimetière oriental de Rennes.
A cette époque ont été dénombrés 175 soldats britanniques, dont 77 non identifiés, 31 civils, 11 non identifiés et plusieurs enfants.
Vingt corps et de nombreux membres, dit tristement un rapport de l'époque, provenaient d'un train de réfugiés dont un car a été complètement détruit.
591 soldats français, 202 non identifiés, ont également été dénombrés.
Si vous ajoutez à ce triste décompte les huit corps qui n'ont jamais été retrouvés, qui selon certains récits de l'époque ont été complètement incinérés, nous arrivons à un total de 805 morts.

En plus de ce nombre, nous devons également considérer les victimes qui ont été précédemment enterrées individuellement et le nombre de corps qui ont été complètement pulvérisés. De nombreux blessés sont également décédés plus tard dans les hôpitaux.

Si la France n'avait pas été en transe et avec autant de fuites sur les routes, cela aurait été l'une des blessures les plus douloureuses de la guerre.

(Traduit du texte original français par Severine Deputie et David Grundy)

*1. 'Réduit Breton' Une stratégie conjointe franco-britannique planifiée mais jamais mise en œuvre pour défendre la péninsule bretonne contre les Allemands.

*2. Bien que les soldats indiens soient mentionnés un certain nombre de fois dans les articles du journal source, il n'y a aucun enterrement enregistré de victimes indiennes dans le C.W.G.C. registres du cimetière communal de l'Est de Rennes du 17 juin 1940.

© Le droit d'auteur du contenu contribué à cette archive appartient à l'auteur. Découvrez comment vous pouvez l'utiliser.

Cette histoire a été placée dans les catégories suivantes.

La plupart des contenus de ce site sont créés par nos utilisateurs, qui sont des membres du public. Les opinions exprimées sont les leurs et, sauf indication contraire, ne sont pas celles de la BBC. La BBC n'est pas responsable du contenu des sites externes référencés. Dans le cas où vous considérez que quelque chose sur cette page enfreint le règlement intérieur du site, veuillez cliquer ici. Pour tout autre commentaire, veuillez nous contacter.


Auteurs de fiction historique anglaise

Plus périssent en vingt minutes que les pertes totales subies lors du naufrage du Titanesque, Lusitanie, HMS Capot et la bataille de Trafalgar.

Comment, où et pourquoi a-t-il été dissimulé et les dossiers scellés pendant 100 ans ?

Le capitaine Rudolph Sharp agrippa le rail du pont volant et regarda le bateau-pilote français décoller du ponton sous le port de sortie et remonter la Loire jusqu'à St Nazaire. Harry Grattidge, son officier en chef, était derrière lui et attendait patiemment. A sept milles nautiques au nord se trouvait Pornichet et, tandis que ses yeux suivaient le bateau, il pouvait repérer le promontoire près de Sainte Marguerite. A tribord, le promontoire rocheux de La Raise serait bien visible à quatre milles nautiques au sud-est.

Lancastrie avait été à l'ancre dans douze brasses d'eau pendant plus de trois heures maintenant, enfermé dans les routes Charpentier à l'embouchure de la rivière à seulement neuf milles du port principal de St Nazaire. Il avait déjà marqué l'endroit exact dans le journal de bord : 47.09 N 02.20 W. Ils avaient quitté Liverpool vendredi à minuit sous des ordres urgents qui l'avaient empêché de procéder à la révision complète et à la mise en cale sèche prévues. Lancastrie était due. Avec un peu plus de 16 000 tonnes, il était toujours équipé en paquebot de luxe même si son préfixe RMS (Royal Mail Ship) avait été remplacé par HMT (Hired Military Transport) et maintenant, sous réserve de certaines restrictions contractuelles, il était à la disposition de l'Amirauté.

Il était loin de ses racines Shetland, bien qu'elles soient passées tout près lors de la retraite de Norvège récemment pour décharger secrètement les évacués épuisés dans les Orcades. Sharp était un capitaine supérieur ayant travaillé pour la White Line avant sa fusion avec la Cunard et avait commandé plusieurs des navires les plus connus au monde, y compris le Lusitanie et Titanic soeur, la olympique, lors de la dernière guerre avec les Allemands. Il comprenait les obligations de commander un navire de transport de troupes, mais c'était différent. HMT Franconie, un autre de ses anciens commandements, avait navigué avec Lancastrie de Plymouth à Brest, mais ils étaient arrivés trop tard pour aider cette ville détruite et avaient reçu l'ordre de se rendre à St Nazaire. Presque immédiatement, ils avaient été attaqués par des bombardiers allemands et Franconie avait subi un quasi-échec d'une telle force explosive qu'elle était maintenant en train de rentrer chez elle en boitant à Liverpool sous escorte de destroyer. Et c'était sa principale préoccupation - le manque de protection, en particulier contre les sous-marins. Pourtant, il n'était pas seul, le mouillage était bondé de navires – les 20 000 tonnes Oronsay n'était qu'à quelques kilomètres au nord, et une fois que l'aube s'était glissée sur la côte torturée, il avait également repéré Oracle et Ville de Lancaster parmi la foule de petits navires transportant des troupes du port. Il y avait au moins deux destroyers qui couraient comme des chiens de berger et probablement plus à l'abri des regards mais, se balançant à l'ancre, il se sentait comme un rat dans un piège.

Il se tourna vers Grattidge. « Est-ce que les Français ont dit autre chose avant de partir ? »

"Rien, à part les haussements d'épaules gaulois habituels – les chiens enragés et les Anglais etc.—"

"Fini l'humour français à propos de nous 'mettre la tête dans un nœud coulant' en ancrant ici, alors ?" Sharp a demandé mais, repérant le morceau de papier dans la main de son officier en chef, a changé de sujet. « Qu'est-ce que c'est ? Une autre demande de Dunbar au sujet de l'absence de fusible pour ses chaudières ?

Grattidge secoua la tête. "Pas James cette fois, c'est du menu du déjeuner d'aujourd'hui de Freddie —."

« Il veut que j'approuve un putain de menu ? Sharp attrapa le papier et le scanna. "Bon Dieu, mec. Jarret de veau bouilli et bacon, steak minute grillé à la commande. Il n'a toujours pas compris. On pourrait penser que notre peinture grise et ce pistolet à éclats sur la proue lui auraient donné un indice." Il soupira. « Salade froide de crabe ? Nous pourrions fournir de la viande aux foutus crabes d'ici la fin de la journée, juste— »

« Il ne demande pas d'approbation, monsieur. Il veut juste savoir combien il doit en accueillir !

Sharp se détourna et attrapa à nouveau le rail avant de marmonner "Bien plus que nous ne le devrions."

Base aérienne de Chièvres Luftwaffe Belgique (665 kilomètres au nord)

Hauptman Karl-Joachim von Symonski, le commandant du groupe de la Kampfgeschwader 30/II, qui était équipé de 30 bombardiers Junkers Ju88A-1, a étudié les derniers ordres de l'OKL et a secoué tristement la tête.

Sharp regarda les trois officiers du RNVR traînant les pieds sur son pont. Le lieutenant senior avec deux bandes ondulées sur sa manche avait l'air sinistre. « Combien pouvez-vous en contenir ? »

« Environ trois mille, à la rigueur.

Le lieutenant secoua la tête. "Vous devrez en prendre autant que possible, sans tenir compte des limites du droit international. Nous avons une file d'attente qui s'étend sur plus de cinq kilomètres, monsieur."

"Vous m'ordonnez d'enfreindre la réglementation maritime—"

Grattidge interrompu. "Nous avons des canots de sauvetage et des gilets de sauvetage pour 2 200 personnes. Que se passe-t-il ? Est-ce une capitulation ?"

"Bon Dieu ! Ne dis pas ça ! Suis juste tes ordres." Avant qu'ils ne puissent l'interroger davantage, le lieutenant tourna les talons et ses deux collègues le suivirent hors du pont.

"Eh bien Harry, il le faut. Devrions-nous en charger autant que possible sans faire chavirer la vieille dame et laisser le reste aux avocats ?"

« Comme vous l'avez dit à ce pilote français, quel choix avons-nous ? Je vais briefer l'équipage et répéter l'exercice du bateau. Que dois-je dire à Freddie à propos du menu ? »

« Cuisine la viande pour la charcuterie. Dites-lui de préparer un buffet et, Harry, assurez-vous de les compter à bord et arrêtez-vous lorsque vous atteignez – vous savez. »

Même sous pleine poussée, le kette de trois bombardiers Ju88A-1 a lutté dans les airs. Le briefing de Von Symonski avait été clair. Les navires de troupes étaient la cible principale. Après l'embarras de Dunkerque, Goering avait promis au Fuhrer que la Luftwaffe détruirait la volonté britannique de continuer à se battre. En pratique, cela signifiait tuer autant de leurs troupes restantes que possible, de sorte que leurs ailes étaient chargées de quatre bombes standard de 500 kilogrammes plutôt que de la version perforante avec laquelle elles s'entraînaient dans leur rôle anti-navire. Les SC à ailettes jaunes contenaient 50% d'explosifs Amatol par rapport aux PC bleus 20% en raison de leur boîtier plus lourd qui, selon Von Symonski, devrait fournir un plus grand bang et une surpression contre les navires non blindés et les soldats non protégés. Leur temps de vol étant estimé à trois heures, le pilote s'installa dans le cockpit exigu, poussa le viseur bombardier sous lui à sa droite et lui dit dans quelle partie de son anatomie il collerait le canon du viseur Lofte 7 s'il manquait toutes les cibles.

Dans un cockpit aussi exigu, l'humour était de mise alors il se tordit dans son siège pour pousser le mécanicien navigant dans le dos et l'avertit de garder un œil sur le ciel et sa mitrailleuse de 13 mm et l'autre sur les pressions du moteur ou il se larguerait lui comme un poids mort. Il était inutile d'essayer d'amuser l'opérateur radio car il avait perdu le sens de l'amusement à propos de Dunkerque lorsqu'un ouragan s'était glissé sous leur gondole et qu'il s'était retrouvé à regarder dans huit ports de mitrailleuses à très courte distance. Au moment où il avait réagi et vidé les chargeurs des deux MG81, le Hurricane avait disparu sans tirer. Les fortunes de la guerre les avaient favorisés ce jour-là, mais beaucoup de ses camarades n'étaient pas revenus de leurs batailles avec ces diables anglais dans les nuages ​​au-dessus des plages d'évacuation. Personne n'avait rien dit en public, mais en privé, il avait entendu l'opinion selon laquelle la promesse de Goering de détruire les forces expéditionnaires britanniques si le Führer retenait les panzers était erronée. Heureusement, il ne devrait pas y avoir d'opposition de la RAF aujourd'hui car St Nazaire était bien en dehors de leur rayon d'action.

Le Lancastria a été lancé à l'origine en 1920 sous le nom de Tyrrhenia, mais ce nom ne s'était pas avéré populaire auprès de nombreux clients américains. catastrophe.

Avec six ponts, il y avait suffisamment d'espace à bord pour que ses passagers puissent en profiter. Elle était une addition élégante à la flotte Cunard, et destinée à la gloire, ou peut-être à l'infamie. L'année précédente, au début de la guerre, elle s'était refaite une beauté à New York. Ses hublots ont été noircis et elle a été recouverte de peinture gris mat avant de transporter une cargaison à travers l'Atlantique. Il fut bientôt réquisitionné comme transport de troupes et se balança maintenant sur ses ancres alors que le commissaire de bord se présentait à la passerelle et informa le capitaine qu'il y avait eu un problème avec les billets qu'ils avaient délivrés à chaque passager embarquant, mais pensait qu'il pourrait maintenant y en avoir environ 6 000 sur planche.

Sharp se contrôla lorsqu'il repéra Grattidge debout derrière l'homme embarrassé, haussant les épaules. Au lieu de crier, il a hoché la tête et l'a congédié, puis a dit à son premier officier de fermer immédiatement les portes de la coque dans le port de sortie et de se présenter à la passerelle.

Quelques minutes plus tard, il est revenu, le visage rouge mais pas de la montée. "Je suis désolé, monsieur, mais j'ai laissé des civils nous rejoindre. Frère et sœur vers huit et dix ans. Ils étaient sales, affamés et tenaient deux chiens contre eux - un golden retriever et un bâtard à l'air malheureux. J'ai dit eux, nous ne pouvions pas prendre de chiens. Il y avait une dame anglaise à proximité qui leur parlait en français. Elle m'a dit qu'ils étaient des enfants belges et qu'ils avaient traversé la France à pied depuis Bruxelles. Il s'arrêta et s'essuya le front. "Je leur ai dit que nous les emmènerions en lieu sûr, mais il était interdit aux chiens de monter à bord. Elle leur a expliqué. J'ai regardé le visage du petit garçon s'effondrer et ses yeux se remplir de larmes. Puis il a parlé rapidement et très sérieusement. La dame traduit." Grattidge retint ses propres larmes pendant que Sharp attendait. "Il a dit que leurs parents étaient morts et que les chiens avaient marché avec eux depuis la Belgique et qu'ils ne pouvaient pas être séparés. Cela résume vraiment tout, monsieur. Je suis désolé."

Sharp lui fit signe de le rejoindre sur le pont volant. Ils se tenaient ensemble et regardaient encore un autre raid. Oronsay fut heurtée sur le pont, chancela dans l'eau, secoua la tête et s'installa à nouveau sur son amarre. L'officier radio les a rejoints et a remis un signal fragile.

"C'est le HMS Havelock. Ils suggèrent que si nous sommes pleins, nous devrions nous mettre en route."

Sharp a répondu : « Veuillez envoyer cette réponse. « Pouvez-vous nous escorter si nous continuons ? » »

Ils ont attendu encore cinq minutes jusqu'à ce que l'officier radio revienne, mais il a secoué la tête. "Pas de réponse, j'en ai peur."

"Je pense," dit enfin Sharp, "que nous ferions mieux d'attendre l'Oronsay et d'y aller ensemble. Qu'en penses-tu ?"

Grattidge avait l'air sombre. « Je pense que nous devrions rester, monsieur.

15h45 3000 mètres au dessus de St Nazaire

Le pilote a regardé avec incrédulité les deux premiers Ju88 tomber dans leurs piqués et n'a même pas éclaboussé leurs cibles. Il avait choisi celui à l'entonnoir unique, entièrement gris, qui, à 3 000 mètres, ressemblait à un croiseur lourd ou même à un cuirassé.

Il a répété les chiffres à son bombardier avant de commencer la séquence qui a fait basculer l'avion dans un sturzflug de 60 degrés. Gardant la cible juste en dessous du point le plus élevé de son réflecteur, il attendit que la tonalité d'avertissement retentisse. Une fois que cela a cessé, il a appuyé sur le bouton pour lancer le largage de la bombe et la récupération automatique de l'avion. Le nez de l'avion s'est levé brusquement alors que les quatre bombes à ailettes jaunes contenant plus de 1 000 kg d'explosifs explosifs tombaient vers leur cible.

Le premier a percé le bordé du pont et a explosé à l'intérieur de la cale à cargaison numéro deux qui était remplie d'hommes de la RAF, le second a pénétré dans la cale numéro trois, libérant des centaines de tonnes de mazout dans l'eau. Le troisième est apparemment descendu directement dans l'entonnoir et a explosé dans la salle des machines tandis que le dernier a raté le navire de quelques mètres bien que son onde de choc ait suffi à percer la coque sous la ligne de flottaison.

Grattidge a couru jusqu'au pont.

« Combien d'hommes dans la cale numéro deux ? » a crié Sharp.

« Environ huit cents RAF, monsieur. Pourquoi ?

"Je pense que le premier a frappé là-bas et a soufflé leur sortie. Dieu, regarde ces flammes…"

Grattidge a pris le mégaphone : « Débarrassez-vous des bateaux maintenant ! »

Étonnamment, il y avait peu de panique. Certains soldats se sont précipités dans un canot de sauvetage sur le pont et se sont assis là, espérant apparemment qu'il atterrirait dans l'eau sans aide. Un autre soldat a tailladé avec son couteau la chute de corde d'un bateau suspendu. Le bateau a basculé lentement vers l'extérieur et a renversé ses passagers en difficulté dans l'eau.

Le navire commençait à s'installer lentement sur son côté bâbord, et il y avait des milliers de personnes alignées sur le pont pour être prêtes. Grattidge utilisa à nouveau son mégaphone : "Tout le monde avec leurs bottes." Ils s'assirent tous et commencèrent à tirer sur leurs lacets de bottes, certains se déshabillant complètement.

Les avions allemands s'abattaient sur l'eau, des balles de mitrailleuses crépitaient contre le pont et les télégraphes métalliques. Déjà des gens plongeaient dans la mer parmi lesquels plusieurs religieuses qui étaient montées à bord du remorqueur.

"Il est temps maintenant Harry," dit le capitaine Sharp. "Je vais nager pour l'autre bout."

Grattidge savait qu'il était un faible nageur, alors lui donna son gilet de sauvetage. Il regarda sa montre, — quatre vingt heures. — exactement vingt minutes après le premier coup.

L'eau était si proche du pont maintenant qu'elle clapotait comme l'eau d'un bain. Les Lancastrie trembla une fois sous ses pieds. Puis elle était partie, et Grattidge a marché du pont dans la mer au large de Saint-Nazaire.

Alors que la plupart ont péri, piégés dans la coque ou aspirés lors de son naufrage, beaucoup d'autres ont souffert du pétrole qui s'est répandu en couche épaisse sur la mer. Il a brûlé leurs poumons, aveuglé des centaines de personnes et les a rendus pratiquement impossibles à sortir de l'eau. La plupart s'y sont noyés malgré les tentatives d'un vol de Dornier Do17 pour y mettre le feu avec des bombes incendiaires.

Le nombre exact de morts n'a jamais été établi, mais on sait qu'au moins 3 050 personnes ont été tuées. Aujourd'hui, les derniers chiffres estimés indiquent qu'il y avait en réalité plus de 7 000 à bord, et 4 500 à 5 000 morts. Même sans ce bilan révisé des morts, l'horrible statistique des personnes tuées lors du naufrage a donné au Lancastrie le titre indésirable de la pire perte maritime britannique de l'histoire.

Lorsque Churchill a reçu la nouvelle, il a interdit sa publication en disant : "Les journaux ont assez de désastres pour aujourd'hui au moins". Les survivants ont été interdits en vertu des règlements du roi de mentionner le naufrage. Les personnes tuées ont été répertoriées comme « disparues au combat », ce qui a conduit la plupart des parents endeuillés à supposer qu'ils sont probablement morts au cours de la retraite sanglante.

Malgré cela, l'histoire a été rapidement reprise et publiée en première page du New York Times. Quelques semaines plus tard, la presse britannique a suivi et produit ses propres rapports, censurés par le gouvernement.

Sharp et Grattidge ont survécu et ont été sauvés. Malgré de nombreuses demandes en vertu de la loi sur la liberté de l'information, le rapport qu'ils ont soumis au ministère du Commerce n'est pas disponible car le gouvernement est toujours incapable de trouver celui-ci ou tout autre relatif à la catastrophe. Certains prétendent que Churchill a fait sceller les rapports pendant 100 ans, mais le gouvernement le nie.

Pourtant, le 8 octobre 1940, la London Gazette rapporta la récompense à douze membres de l'équipage du Lancastria — OBEs à Sharp, Grattidge et James Dunbar, ainsi que trois BEM et six Mentions élogieuses (trois à titre posthume) pour leurs services au cours de l'action.
Après de nombreuses années, les militants, dont le petit-fils de Churchill, Sir Christopher Soames MP, ont finalement persuadé le gouvernement à l'occasion du 75e anniversaire du naufrage de reconnaître la carcasse du Lancastrie gisant 72 pieds dans le limon au large de St Nazaire comme une tombe de guerre officielle.

Sharp est devenu capitaine du Laconie qui a été torpillé au large des côtes africaines par l'U-156 et a coulé avec la perte de 1700 vies et a ainsi la distinction douteuse d'être aux commandes des deux plus grandes catastrophes de l'histoire maritime britannique.

C'est peut-être pour cela qu'il est resté dans sa cabine et a coulé avec le navire.

Grattidge est devenu le commodore de la Cunard Line et a écrit un livre sur ses expériences. Von Symonski est mort lorsque son Ju88 a été abattu par la RAF en octobre 1940.

Alors pourquoi se couvrir ? Certains ont suggéré que le gouvernement craignait que, s'il pouvait être prouvé qu'il avait ordonné au capitaine d'ignorer les réglementations maritimes internationales et de dépasser les 3 000 passagers, il pourrait être poursuivi par les familles des personnes décédées. Était-ce délibéré ou, comme Churchill le prétendait dans son Histoire de la Seconde Guerre mondiale, il était tellement submergé par de terribles nouvelles qu'il a simplement oublié de lever le D-Notice fournissant ainsi des munitions aux théoriciens du complot ?

Nous ne le saurons jamais mais si jamais vous voyagez à St Nazaire trouvez le mémorial sur le front de mer, lisez ces mots et pleurez :

"En face de cet endroit se trouve l'épave du Troopship Lancastria coulé par l'ennemi le 17 juin 1940 alors qu'il embarquait des troupes britanniques et des civils lors de l'évacuation de la France. A la gloire de Dieu, en la fière mémoire de plus de 4 000 morts et en commémoration de les habitants de St Nazaire et des quartiers environnants qui ont sauvé de nombreuses vies, soigné les blessés et donné une sépulture chrétienne aux victimes.
NOUS N'AVONS PAS OUBLIÉ.
ASSOCIATION HMT LANCASTRIA 17 JUIN 1988."

John Hanley est l'auteur d'une série de romans sur les expériences de guerre de Jack Renouf, un jeune Jersiais, qui fuit sa maison lorsque les Allemands envahissent l'île. Le naufrage du Lancastrie fournit les scènes d'ouverture du deuxième roman de la série, Le dernier bateau (1940) qui suit À contre-courant (1939). Le troisième roman, Diamants pour le loup (1941) a récemment été publié et il travaille actuellement sur le quatrième de ce qu'il prévoit d'être une série de dix livres.


Aujourd'hui dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale—17 juin 1940 & 1945

Il y a 80 ans, le 17 juin 1940 : Alors que les troupes allemandes traversent la Loire près d'Orléans, le Premier ministre français Philippe Pétain propose la capitulation de la France et ordonne aux troupes françaises d'arrêter les combats.

La 7 e division Panzer du général allemand Erwin Rommel avance de 240 km en une journée, un record du monde, alors que les Panzers tentent de piéger la 10 e armée française en Normandie.

Au large de Saint-Nazaire, France, la Luftwaffe coule le paquebot HMT Lancastrie carrying soldiers & refugees evacuating from France, the worst maritime loss in British history (about 3400/5800 killed).

Soviets occupy Estonia and Latvia.

75 Years Ago—June 17, 1945: US begins B-29 incendiary raids on medium-sized Japanese cities missions carried out using radar-bombing.


Stamford American (Stamford, Tex.), Vol. 17, No. 14, Ed. 1 Friday, June 28, 1940

Weekly newspaper from Stamford, Texas that includes local, state, and national news along with advertising.

Description physique

eighteen pages : ill. page 22 x 18 in. Digitized from 35 mm. microfilm.

Informations sur la création

Le contexte

Cette un journal is part of the collection entitled: Stamford Area Newspaper Collection and was provided by the Stamford Carnegie Library to The Portal to Texas History, a digital repository hosted by the UNT Libraries. It has been viewed 32 times. Plus d'informations sur ce problème peuvent être consultées ci-dessous.

Personnes et organisations associées à la création de ce journal ou à son contenu.

Éditeur

Publics

Consultez notre site de ressources pour les éducateurs! Nous avons identifié ce un journal comme un source principale au sein de nos collections. Les chercheurs, les éducateurs et les étudiants peuvent trouver cette question utile dans leur travail.

Fourni par

Stamford Carnegie Library

Over 100 years since its inception, The Stamford Carnegie Library still holds true to the foundations of Andrew Carnegie’s original vision and beyond, merging traditional principles of enlightenment with the modern terms of today. The Library gives residents of all ages free and equal access to a secure and dynamic environment encouraging lifelong learning.


17 June 1940 - History

The French Resistance 1940

Charles Tillon’s Appeal of June 17, 1940

Source : Charles Tillon, F.T.P., Soldats sans uniformes. Paris, Julliard, 1962
Translated : for marxists.org by Mitchell Abidor

Translator’s note: Charles Tillon, leader in 1919 of the mutiny of the French Black Sea fleet against intervention in the USSR, member of the Central Committee of the French Communist Party (PCF) since 1932, issued this call for resistance in the immediate aftermath of the French surrender to the Nazis. It is important to note that Charles De Gaulle issued his more famous call only the following day. Tillon would subsequently head the Communist fighters of the Francs-Tireurs et Partisans, and was named minister five times after the liberation. In 1952, along with Andr Marty, he was victim of a scabrous campaign within the PCF and removed from his leadership positions. He remained a party member until 1970.

The bourgeois governments have surrendered Spain, Austria, Albania, Czechoslovakia, and now France to Hitler and Mussolini.

They are guilty of betrayal.

After having surrendered the armies of the North and the east, after having surrendered Paris, its factories, and its workers, they think they can, with Hitler’s assistance, surrender the entire country to fascism.

But the French people want nothing to do with the poverty and slavery of fascism.

No more than they wanted the capitalists’ war.

They have numbers united, they will have strength.

For a people’s government relying on the masses, liberating the workers, establishing the legality of the Communist Party, fighting against Hitlerite fascism and the two hundred families, reaching an understanding with the USSR for a just peace, fighting for national independence, and taking measures against fascist organizations.

People of the factories, of the fields of shops, of offices merchants, artisans and intellectuals soldiers, sailors, and airmen still under arms UNITE IN ACTION!


The German side of a successful and damaging ambush by 3e Régiment d'auto-mitrailleuses on 17 June 1940?

Publier par Sid Guttridge » 01 Jan 2021, 20:14

I am currently reading (I use the word loosely) J'étais médecin avec les chars by André Soubiran, first published in Vichy France in 1943.

It follows the campaign of the 3e Régiment d'auto-mitrailleuses in May-June 1940.

Near the end of the campaign it recounts a successful ambush on 17 June of what seems to have been a German motorised battalion between Carrouges and Ranes in Normandy. The site seems to be a little west of the Orne, south-west of Argentan and west-north-west of Alencon.

Three tanks and some motorised dragoons ambushed some 40 German vehicles (including possibly some half tracks - "camions a demi-blindés"). Two tanks drove down one flank and one down the other destroying all the vehicles, inflicting considerable casualties and blocking the road. The sub-unit of 3e Régiment d'auto-mitrailleuses seems to have escaped without loss.

I was wondering if anyone knows the German side of this action? Which division and unit were involved? It would seem, if accurately portrayed by the book, to have been a stand out, if unfortunate, moment for the unit concerned.


Flashback in history: RMS Lancastria: Worst Loss of Life on a British Ship, June 17th, 1940 (Video)

This British ocean liner was commandeered by the government during World War II. It was sunk on June 17th, 1940, resulting in the loss of over 4,000 lives, possibly many more. This is considered to be the worst loss of life in the sinking of a single British ship, and the bloodiest single engagement for UK forces (in terms of lives lost) in all of WW2. This disaster claimed more lives than the combined losses of the Titanesque et Lusitania.

With the outbreak of the Second World War, she carried cargo before being requisitioned in April 1940 as a troopship, becoming the HMT Lancastria. She was first used to assist in the evacuation of troops from Norway.

She was sunk off the French port of St. Nazaire while taking part in Operation Ariel, the evacuation of British nationals and troops from France, two weeks after the Dunkirk evacuation.

After a short overhaul, she left Liverpool on 14 June under Captain Rudolph Sharp (born 27 October 1885) and arrived in the mouth of the Loire estuary on 16 June. She anchored 11 miles (18 km) south-west of St. Nazaire. By the mid-afternoon of 17 June, she had embarked an unknown number (estimates range from 4,000 up to 9,000), of civilian refugees (including embassy staff, employees of Fairey Aviation of Belgium), line-of-communication troops (such as Pioneer and RASC soldiers) and RAF personnel. The ship's official capacity was 2,200 including the 375-man crew. Captain Sharp had been instructed by the Royal Navy to "load as many men as possible without regard to the limits set down under international law".

At 1350 hrs, during an air-raid, the nearby Oronsay, a 20,000-ton Orient Liner, was hit on the bridge by a German bomb. Lancastria was free to depart and the captain of the British destroyer HMS Havelock advised her to do so, but without a destroyer escort against possible submarine attack, Sharp decided to wait.

A fresh air raid began before 4 p.m. Lancastria was bombed at 1548 hrs by Junkers Ju 88 aircraft from II. Gruppe/Kampfgeschwader 30. Three direct hits caused the ship to list first to starboard then to port she rolled over and sank within twenty minutes. Over 1,400 tons of fuel oil leaked into the sea and was set partially on fire, possibly by strafing. Many drowned, were choked by the oil, or were shot by the strafing German aircraft. Survivors were taken aboard other evacuation vessels, the trawler Cambridgeshire rescuing 900. There were 2,477 survivors, of whom about 100 were still alive in 2011. Many families of the dead knew only that they died with the British Expeditionary Force (BEF) the death toll accounted for roughly a third of the total losses of the BEF in France. She sank around 5 nmi (9.3 km) south of Chémoulin Point in the Charpentier roads, around 9 nmi (17 km) from St. Nazaire. Les Lancastria Association lists 1,738 deaths.Other sources believe the number to be over 4,000 lives, possibly many more.

The immense loss of life was such that the British government suppressed news of the disaster through the D-Notice system, but the story was broken in the United States by Le New York Times and in Britain byL'écossais on 26 July, more than five weeks after the incident. Other British newspapers then covered the story, including the Daily Herald (also on 26 July), which carried the story on its front page, and Sunday Express on 4 August the latter included a photograph of the capsized ship with her upturned hull lined with men under the headline "Last Moments of the Greatest Sea Tragedy of All Time", but the full story of theLancastria never came out. Due to the government-ordered cover-up, survivors and the crews of the ships that had gone to the aid of Lancastria did not discuss the disaster at the time due to the fear of court martial. The British Government has refused to make the site a war grave under the Protection of Military Remains Act 1986 although documents obtained under Freedom of information legislation (FOIA) show that it could be done. Early in the 21st century the French Government placed an exclusion zone around the wreck site. In July 2007 another request for documents held by the Ministry of Defence related to the sinking was rejected by the British Government. Les Lancastria Association of Scotland made a further request in 2009. They were told that release under the FOIA would not be given because of several exemptions.


On June 17, 1994: After leading police on a slow-speed chase on Southern California freeways, O.J. Simpson was arrested and charged with murder in the slayings of his ex-wife, Nicole, and her friend, Ronald Goldman. (Simpson was later acquitted in a criminal trial but held liable in a civil trial.)

In 1775: The Revolutionary War Battle of Bunker Hill resulted in a costly victory for the British, who suffered heavy losses.

In 1885: The Statue of Liberty arrived in New York Harbor aboard the French ship Isere.

In 1933: The "Kansas City Massacre" took place outside Union Station in Kansas City, Mo., as a group of gunmen attacked law enforcement officers escorting federal prisoner Frank Nash four of the officers were killed, along with Nash.

In 1963: The U.S. Supreme Court, in Abington (Pa.) School District v. Schempp, struck down, 8-1, rules requiring the recitation of the Lord's Prayer or reading of Biblical verses in public schools.

In 1967: China successfully tested its first thermonuclear (hydrogen) bomb.

In 1972: President Richard Nixon's eventual downfall began with the arrest of five burglars inside the Democratic headquarters in Washington, D.C.'s Watergate complex.

In 1986: President Ronald Reagan announced the retirement of Chief Justice Warren Burger, who was succeeded by William Rehnquist.

In 2009: President Barack Obama extended some benefits to same-sex partners of federal employees. Nevada Sen. John Ensign resigned from the GOP leadership a day after admitting an affair with a former campaign staffer.

In 2012: Rodney King, 47, whose 1991 videotaped beating by Los Angeles police sparked widespread outrage and who struggled with addiction and repeated arrests, died in Rialto, California, in an apparent accidental drowning.

In 2013: The U.S. Supreme Court ruled 7-2 that states can't demand proof of citizenship from people registering to vote in federal elections unless they get federal or court approval to do so.

In 2015: Nine people were shot to death in a historic African-American church in Charleston, South Carolina suspect Dylann Roof was arrested the following morning. (Roof was convicted of federal hate crimes and sentenced to death he later pleaded guilty to state murder charges and was sentenced to life in prison without parole.)

In 2019: Iran announced that it was breaking compliance with the international accord that kept it from making nuclear weapons the announcement meant that Iran could soon start to enrich uranium to just a step away from weapons-grade levels. The Trump administration followed Iran's announcement by ordering 1,000 more troops to the Middle East.

Ten years ago: The United Nations endorsed the rights of gay, lesbian and transgender people for the first time ever, passing a resolution hailed as historic by the U.S. and other backers and decried by some African and Muslim countries. A Saudi woman defiantly drove through Riyadh while others brazenly cruised past police patrols in the first forays of a challenge to Saudi Arabia's male-only driving rules. Rory McIlroy became the first player in the 111-year history of the U.S. Open to reach 13-under par.

Five years ago: President Barack Obama, his wife and their daughters traveled to Carlsbad Caverns National Park in New Mexico as part of a long Father's Day weekend that was also designed to draw attention to America's natural wonders. Thousands of friends and fans said farewell to "The Voice" singer Christina Grimmie at services in Medford, New Jersey, a week after the 22-year-old was shot to death while signing autographs in Orlando by a man who then killed himself.

One year ago: Prosecutors in Atlanta brought murder charges against white police officer Garrett Rolfe in the fatal shooting of a Black man, Rayshard Brooks, following a struggle a second officer, Devin Brosnan, was charged with aggravated assault and violating his oath. Quaker Oats announced that it would retire the Aunt Jemima brand, saying the company recognized that the character's origins were "based on a racial stereotype." City commissioners in Portland, Oregon, voted to cut $16 million from the police budget in response to concerns about use of force and racial injustice. Jean Kennedy Smith, the last surviving sibling of President John F. Kennedy, died at her New York home at the age of 92. Prosecutors in Los Angeles said actor Danny Masterson of 'That '70s Show" was arrested and charged with raping three women in the early 2000s the actor has denied the charges. (A judge has ordered Masterson to stand trial on three counts of rape.)


Voir la vidéo: Discours du maréchal Pétain - 17 juin 1940


Commentaires:

  1. Heskovizenako

    Quels mots ... super, la phrase brillante

  2. Chadburn

    Je m'excuse, mais cette variante ne m'approche pas. Les variantes peuvent-elles encore exister?

  3. Warley

    Je félicite, votre idée est très bonne



Écrire un message